Rencontres Gourmandes
Par Christophe Kaprélian

1, 2, 3 chapeau!

Orange, vert, bleu (céruléen s’il vous plaît), rose, rouge, petite réserve sur le noir tout de même qui donnerait à mon amour des couvre-chefs un accent de solennité que je n’y cherche guère.

Des panamas aux couleurs d’arc-en ciel.

Rien de tel pour sourire à la vie et s’abriter des mauvais coucheurs.

Essayez donc de mettre un chapeau de couleur sur vos idées noires, vous verrez, ça marche !

Et si je vous parlais de mes chemises…

Mais trêve de garde-robe pour un peu de poésie :

« Il suffit d’un sourire entrevu là-bas sous un chapeau de crêpe blanc à bavolet lilas, pour que l’âme entre dans le palais des rêves ».

(Victor Hugo, Les Misérables, Chap. IV)

Chapeau bas, Mesdames…

 

Lire la suite | Ajouter un commentaire | aucun commentaire

Fines baguettes à Saint-Germain-des-Prés

Surprenant non, cette ambiance à la Edward Hopper

Pus surprenant encore de découvrir, en face du Café de Flore, ce restaurant vietnamien dont la déco design n’indique pas qu’il tient solidement le pavé parisien depuis 1958 !

Le flux croissant des touristes n’a pas galvaudé la qualité de son assiette, les parfums sont généreux et le tout est de bonne facture.

L’exotique n’y est pas, comme souvent, traité au glutamate ou au rabais : en famille ou entre amis, ce Canton-là mérite une petite soirée.

 

Le Canton
Maison familiale depuis 1958
5, Rue Gozlin
75006 Paris
Tél:01 43 26 51 86
Lire la suite | Ajouter un commentaire | aucun commentaire

C’est la sardine qui a bouché le port de Marseille

Une galéjade ?

Ma foi non, c’est une histoire vraie, sauf qu’il s’agissait à l’origine de la « Sartine », altière frégate française coulée au 18ème siècle par un navire anglais. Le vaisseau et son fier gréement était de telle envergure que son naufrage fit obstacle un certain temps au trafic maritime de la cité phocéenne… Et en remontant le fil des siècles et les cafés de la Canebière, la Sartine est devenue sardine!

Et aujourd’hui ?

C’est bien le petit poisson si goûteux qui, entre pagres, loups, dorades… est encore le roi de la criée marseillaise. Ramené encore frémissant par les pêcheurs de la rade et des alentours du Frioul.

Une merveille de simplicité, à déguster sur le grill avec un rosé frais, sous l’azur ensoleillé du Midi.

 

Lire la suite | Ajouter un commentaire | aucun commentaire

Bon comme le pain

« Ah monsieur le curé, vous n’êtes pas boulanger, ça se voit, remarquez vous n’êtes pas cocu non plus… »

Mes amis, difficile d’évoquer le pain sans le verbe de Pagnol et la trogne du divin Raimu, qui pleurant sa femme infidèle en a perdu son levain !

Et tout le village de crier misère, et de prier le magicien du pétrin de s’y remettre…

Tout est là, tout est dit.

Le pain ? C’est de l’Amour.

Lire la suite | Ajouter un commentaire | 1 commentaire

Mon Marché en Provence

Aix, Eygalières, Aubagne, Cotignac… la balade s’étire mollement sous le soleil du Midi, jusqu’à ce que la rumeur gourmande du marché sonne le réveil des papilles !

La belle harangue à l’accent chantant fait vibrer mon oreille, les couleurs des étals flattent ma prunelle, et bientôt les effluves de fleurs et d’herbes complètent ce festival des sens…

 » Voyez un peu ici môssieur, mes belles aubergines ! Té vé, que de la pulpe, quasiment pas de graines ! »

Le légume oblongue est sans conteste un joyau du jardinet où il a été cueilli le matin-même.

Robe luisante, bien lourd dans la main, et pas gorgé d’eau comme trop souvent… Nec plus ultra, j’ai sous les yeux des variétés dont la diversité mêle formes et couleurs, une sorte de version potagère des Nymphéas de Monet.

Comme on est loin du calibrage et de l’uniformité qui feraient presque croire que les légumes ont poussé sagement à l’identique, en rangs d’oignon dans leurs cageots !

Idem pour les tomates charnues et généreusement difformes qui appâtent le chaland sur l’étal d’à côté. Je goûte à l’une de ces tentatrices : la pomme d’amour, juteuse et sucrée, tient toutes ses promesses… Et je songe à l’escroquerie de certains labels qui se targuent d’avoir remis au goût du jour de soi-disant variétés anciennes : le régal s’arrête le plus souvent à l’étiquette. Trêve d’amertume, je me mets en quête d’une huile d’olive parfumée qui sera à la hauteur de ma récolte maraîchère…

Mon panier est plein à craquer, sur son sommet un fagot de lavande joue les équilibristes… Mes sens en alerte et le soleil au zénith me rappellent à une autre priorité : boudiou l’heure de l’anisette !

« La Provence » sous le bras, je m’installe juste là, sur une petite terrasse dont la fraîche tonnelle a déjà fait nombre d’amateurs. On rit, on se galèje, on se houspille, on déguste comme un festin les fèves et les petites niçoises, perles noires et bien dodues, servies avec les verres. Qué pastis… Et surtout quel miracle de convivialité!

Je confesse totalement le plagiat : chez Madame est servie le « Cocktail provençal » est une copie en tous points fidèle de ce moment de grâce emprunté à nos amis du Midi. Goûtez donc aux « Délices d’Honorine » et au plaisir des glaçons tintant dans les verres, je vous promets que vous entendrez bientôt chanter les cigales !

Madame est Servie!

Traiteur préféré du cinéma

www.madameestservie.com

01 41 21 21 21

 

Lire la suite | Ajouter un commentaire | aucun commentaire
Designed by MMCréation 2011'
+