Dis, tu crois que dans le film ils mangent « en vrai » ??
Mais oui, Nom d’un traiteur !
Je ne suis pas en train de vous dire que nos héros du 7ème art ingurgitent autant d’alcool et de nourriture que les images voudraient nous le faire avaler, il y aurait eu danger pour les acteurs fétiches de feu Chabrol ou Marco Ferreri !
A l’exception notoire de l’auteur du doc Super Size Me qui s’est pris comme cobaye pour mieux dénoncer les ravages de la malbouffe à l’américaine, façon Mac Machin.
En revanche, souci de réalisme oblige, sans compter le soin porté au bien-être exigeant des comédiens, la production prévoit toujours un vrai budget pour les provisions de bouche. In et off, pour la coulisse (avant-premières, fêtes de fins de film, ciné-chiffres) et bien sûr pour les séquences dont le scénario passe à table !
Cinéphile, voire cinéphage, il n’y a sans doute pas de hasard si je flirte depuis plus de 10 ans avec les plateaux de cinéma… Flirt gourmand bien sûr, qui commence en 2001 avec « Le Pacte des Loups » et « Absolutely fabulous » où Vincent Elbaz passe le tablier rose et blanc d’un garçon Madame est servie !
Voilà pourquoi j’ai toujours un petit cocktail d’avance sur votre actualité Grand écran…
Il faut bien avouer qu’il y a des tournages plus glamour que d’autres. Salivons un peu.
Sur le plateau de « La Maison » – sortie prévue au printemps 2012, dernier film de François Ozon avec Fabrice Luchini, mes petits canapés participent avec délice à relancer l’activité de la belle Kristin Scott-Thomas, qui tient le rôle d’une galeriste. Si c’est pour l’amour de l’art !
Et c’est au Flore, de nuit, que j’ai approvisionné le buffet d’un mariage de cinéma, pour l’adaptation par Frédéric Beigbeider de son roman L’amour dure trois ans, avec Gaspard Proust et l’affriolante Louise Bourgoin.
C’était il y a plus de 6 mois, et c’est en ce moment, tout chaud, sur vos écrans. Daube, navet ou régal ? Comédie délicieuse ou insipide ?
A vous de goûter, il n’y a jamais qu’un clap entre le vocabulaire des critiques et des cuisines.
C’était au soir d’une longue , ou plutôt d’une trop courte journée d’automne : l’obscurité avait gagné le jour, avant même l’heure délicieuse des scones et du darjeeling. Agenda bien rempli, je filai sur mes quatre roues dans le sillage de mes contemporains. Et puis, à l’approche de l’avenue Winston Churchill, un halo d’aurore, un faisceau diffus de satin rose.
Pause !
Tapis rouge, pour glisser tout droit au royaume des rêves ! Arche magique aux allures de meringue géante, villégiature d’Alice ou de Dame Tartine. Passé le porche, pas de lapin blanc en redingote, mais un hommage au grand Scorcese pour son dernier film.
La vie du cinéma à la rencontre du cinéma de la vie…et les lunettes 3D sont inutiles.