02
avril 2012
Harry’s New York Bar, Try the Original
Tout l’inverse d’un repaire confidentiel tant on en a déjà vanté la légende !
D’ailleurs, depuis l’année dernière, le fringant centenaire a consigné ses Mémoires dans les pages d’un beau livre-album qui mixent tout ensemble le mythe et ses recettes.
Une histoire d’hommes bien sûr, Clancy, Tod et les autres, pour faire migrer au-dessus de l’Atlantique les huisseries d’un bar new-yorkais et les remonter à l’identique, at the right time in the good place. Soit avant l’application du 18ème amendement et sa cohorte d’incorruptibles, et à l’aube du Paris des Années Folles… Well done !
Et avant la musique ! C’est peu de le dire quand on sait que Gershwin himself a posé sur le piano du sous-sol les premiers accords d’Un Américain à Paris…
Mais c’est avant tout de part et d’autre du bar que ça se passe, que dis-je un bar, une pièce d’anthologie !
La vraie star du lieu, inchangée depuis 1911, en robe d’acajou de Cuba dont la magnifique patine raconte encore l’histoire de quelques coudes illustrissimes, dont ceux de Fitzgerald et d’Hemingway.
Forcément… plus tendre est la nuit, et moins rude l’adieu aux armes après avoir siroté un Blue Lagoon ou un Bloody Mary, cocktails parmi tant d’autres dont on a inventé l’euphorisante mixture ici-même.
Nonobstant l’ambiance virile et cosy du lieu, yankee pur jus, qui prend toute sa mesure en mode nocturne, on peut aussi s’y poser de jour pour une pause lunch bien goûteuse… ici on dira « tasty ».
Si comme moi vous ne taquinez pas du single malt avant la tombée de la nuit, vous pourrez vous régaler de bonnes recettes elles aussi éprouvées par la légende. Hot dog, chief salad, chicken ribs, chili con carne…
… ou bien croquer dans le Club sandwich, excellent modèle du genre : pain toasté tiède et moelleux, garniture généreuse et mayo bien relevée, le tout bien arrimé par un cure-dent qui a chipé son olive au Martini Dry.
Beau et bon, what else ? Enjoy !
Harry’s Bar
5, Rue Daunou
75002 Paris
01 42 61 71 14
Et le livre
The original Harry’s bar
d’Isabelle MacEhlone
Ed. La Martinière.































