Rencontres Gourmandes
Par Christophe Kaprélian

Une rentrée à l’heure d’été !

Chers amis internautes, voilà votre serviteur revenu, hâte au coeur et sens en alerte, boussole en grande attraction de Beau et de Bon !
Qu’est-ce à dire ? Parce que nos petits ont repris leurs apprentissages, que septembre nous siffle son habituel refrain de rentrée sur fond de klaxons impatients et de cacophonie médiatique, il nous faudrait renoncer au bon goût de l’été ??
Ouvrez les yeux, voyez tout ce bleu, respirez à plein et faites moisson des savoureuses beautés de saison !
L’été est là et bien là, la Nature ne ment jamais, ce sont les étals de nos primeurs et de nos marchés qui nous le disent… Quand la pêche s’amenuise et que la prune prend son relais, il y a le succulent melon, dont la chair orange fait vitamine pour le corps et l’esprit… En robe lisse ou brodée, bien lourd dans la main, son parfum vous monte au nez… et il suffit de lui taquiner le pédoncule, prêt à rompre, pour en vérifier la maturité !
Mes amis je vous le dis, ne soyons ni trop sérieux ni trop pressés, et croquons encore les fruits du bel été, ressources sans-pareilles de bon goût, d’humour et d’énergie.
A tout bientôt pour une nouvelle missive gourmande, timbrée de soleil…
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La Vie mode d’emploi

L’été est bien là et votre serviteur ne pouvait vous laisser partir sans glisser quelque petit cadeau de saison dans vos valises…

Cette année le Beau et le Bon estivaux ont trouvé leur mantra dans la vitrine de David Purves. Ecossais d’origine et ex-assistant de John Galliano, ma sympathie est immédiate pour cet amoureux des femmes qui les escorte contre, tout contre comme aurait dit Gainbourg, jusqu’à l’autel du mariage en leur créant la robe de leurs rêves. Sa façon à lui de dire ‘Madame est servie’ !

Et l’homme a tellement d’étoffe qu’il songe aussi à toutes, à tous les autres, en épinglant dans sa vitrine les fondamentaux de sa philosophie, pour que chaque jour soit le plus beau de votre vie… Lisez, fermez les yeux, respirez…. Recommencez autant de fois que nécessaire… puis appliquez à la lettre sans un iota de culpabilité.

Lâchez tout vous dis-je, c’est l’été !

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B.O. comme…

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D’abord comme Belle Occasion de s’aventurer en plaine Saint-Denis, là où les ambitions de Luc Besson ont remporté leur pari en transformant le territoire immense des anciennes usines électriques en nouvelle Mecque du cinéma.

Hollywood-sur-Seine, Cinecittà parisienne… oui, ville dans la ville, l’endroit brille par sa démesure et mérite sans conteste ses étiquettes superlatives. Il suffit de traverser, les yeux au ciel tant son architecture nous dépasse, la spectaculaire nef industrielle qui mène jusqu’à la cantine hors-normes qui nous intéresse…

 

Travelling hallucinant que l’arrivée dans la Cité du 7ème art, temple dédié tout entier à cette fabuleuse machine à rêves qui commença de transporter les foules, pensez, en 1895 ! Mais l’objet manifeste de notre désir, c’est de pousser les portes du foyer de ces studios sans-pareils, à voir, et à goûter aussi. A quoi s’attendre quand on sait que Bob De Nirohimself fut de l’inauguration, il y a bientôt 2 ans de cela ? On craindrait presque qu’une ambiance (et une ardoise) par trop VIP ne nous reste sur l’estomac. Et bien non, ce B.O. est une Bande bien Organisée qui n’oublie pas que sans son grand public, le cinéma n’aurait qu’à remballer ses bobines. Beaux volumes, hautes baies vitrées donnant une vue imprenable sur la Cité, mais le chic reste sobre dans une ambiance vraiment cosy et décontractée. Tiens, on serait même tenté de s’alanguir dans les profonds canapés pour y penser le scénario de son été…

 

Un bon esprit qui prend chair dans la cuisine du chef Marc Faujour. Avec une carte courte, simple et de saison, sa Bande Originale joue le registre de l’authentique, beaux produits et assiettes généreuses à la clé. On ne s’interdit pas les grands classiques, comme cette Caesar salade moelleuse et croquante à la fois, qui s’épanouit façon « A Star is born ». Je résiste aux copieux spaghettis meatballs tout droit sortis de l’Amérique de Sergio Leone, et lorgne sans craquer vers l’affolante fucking entrecôte, plus de 300 grammes de bonheur servis avec une somptueuse béarnaise maison, montée avec amour une demie heure avant le service… Va pour le choix d’une belle viande blanche, goûteuse et fondante, et son joli panier de pommes de terre rôties. Du beau, du bon, sans prétention on vous dit.

 

Pas de show off ici, même si un regard panotant vous donnera à coup sûr la sensation d »en’ être, car vous voisinerez probablement avec un Farrugia ou autre abonné du lieu… vous êtes sur la planète Besson où gravitent amis, collaborateurs et invités de marque. Mais comment, je ne vous ai pas encore parlé du B.O. comme Bel Oiseau ? Pimpant, volubile, chaleureux, accueillant sans distinction bioutiful people et gourmands anonymes ?

J’ai nommé Vanessa Izerzer, directrice et vedette en son paradis de cinéma, dégainant à qui veut son sourire comme arme fatale ! Tentés par la rencontre ?

Préméditez-la, car le sésame de l’endroit rime exclusivement avec réservation.

Restaurant BO
Cité du Cinéma
20, rue Ampère
93413 Saint Denis Cedex
Téléphone : 07 86 07 49 43
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Van Gogh sous le regard d’Artaud, la Folie Couleur

Parce que les mêmes « formidables ébullitions internes » rassemblent à jamais ces deux génies tourmentés,

Parce qu’ils étaient l’un et l’autre peintre et écrivain, artistes indissociant l’image et les mots,

Parce que le monde normatif a taxé d’anormale leur incandescence créative…

Parce que sont accrochées ici les plus belles pièces de Van Gogh conservées par Orsay,

Parce qu’avec d’autres trésors venus d’ailleurs, un nombre exceptionnel de toiles sont en un même lieu rassemblées,

Parce qu’en tout, cette exposition est « follement » rare !!!

Ami(e)s du Bon et du Beau, oyez le coup de coeur de votre serviteur,

Courez à Orsay toutes affaires cessantes (hors mardi et plutôt en fin de journée pour éviter les pics d’affluence), l’événement n’y est que jusqu’au 6 juillet.

Et en guise de mise en bouche, ouvrez votre visite en arpentant au 5ème étage la galerie des Impressionnistes… une manière de s’aiguiser l’oeil pour apprécier à plein les vibrations inouïes de la couleur.

A voir ab-so-lu-ment !

Musée d’Orsay
1, Rue de la Légion d’Honneur
75007 Paris
Ouvert de 9h30 à 18h00 du mardi au dimanche
Nocturne le jeudi (fermé à 22h00)
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De l’amour et des braises, la pizza de chez Enzo

 

Pourquoi ici me direz-vous ? Pourquoi poser sur cette carte-là le cercle de mes loupes ? Au vrai, pas pour le quartier pressé de Saint-Lazare ni pour une déco somme toute très passe-partout. En me disant cuisine « maison » vous commencez à chauffer. Que ce soit pour les antipasti, les viandes ou la pasta, chez Enzo on sélectionne le produit et on le chouchoute comme il se doit. Avec la roquette le parmesan a le bon goût de son âge (24 mois, comme le jambon de Parme), le penne rougi d’arrabiata est servi al dente et l’escalope de veau fait la tendre dans son jus « al limone ». Va bene, mais cherchez mieux encore. Oh oui, vous brûlez presque maintenant en plongeant le doigt dans la sauce tomate, ce classique absolu qui va faire toute la différence ; oh là non, pas sortie d’une boîte, mais épaisse et goûteuse comme tout ce qu’on a laissé blobloter des heures sur le feu, en y jetant de temps à autre un oeil amoureux et des aromates. Allons mes amis, sur quoi cette sauce tomate devient-elle ab-so-lu-ment essentielle?

Voilà vous y êtes, pourquoi ici ? Parce que ça ! :


 

La pizza bien sûr ! Tout droit sortie de son vrai four à bois, généreuse et frémissante, la pizza de chez Enzo vaut bien des détours, que vous ayez un train à prendre ou pas ! Quinze, voire vingt ans que votre serviteur y fait gourmande allégeance, pour sa pâte parfaite et une garniture riche et goûteuse qui s’est épanouie sur les braises… Ici la souveraine Régina, mais la Calzone et la Napolitaine ne dépareillent pas. Ajoutez à ceci une bonne pincée de convivialité – le patron a changé, la bonne humeur est restée -, un bel espace qui permet de grandes tablées et même un rayon épicerie fine qui vous permettra d’emporter le bon goût en souvenir. Sans prétention ni surprise d’addition, qu’on se le dise, Enzo c’est la buona cuccina comme on l’aime !


Chez Enzo
4, Rue Laborde
75008 Paris
01 45 22 09 16
www.taverne-sicilienne.com
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